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Conférence-Débat sur l’OHADA organisée le 27 Mai 2010 à l’Université CentraleCette conférence-débat organisée par le Club OHADA Tunisie en partenariat avec l’Université Centrale, s’est tenue le 27 Mai 2010 à la salle de conférence de ladite Université. La cérémonie d’ouverture a débuté par une allocution de bienvenue prononcée par Mme Sonia MECHICHI, responsable du département de droit de l’Université Centrale de Tunis. Elle a tenu d’abord à souhaiter la bienvenue aux membres du Club OHADA Tunisie, aux invités et aux participants, à la conférence-débat sur le droit OHADA que son établissement a le plaisir de parrainer. Elle a ensuite exprimé son soutien au Club pour ses efforts inlassables en vue de promouvoir le droit OHADA en Tunisie d’une part ; d’autre part, pour avoir choisi l’Université Centrale en tant que partenaire en vue de l’organisation de cette conférence-débat. Mr Arnaud IQUAQUA, a rappelé aux participants, composés en majorité des étudiants issus de l’Afrique subsaharienne notamment les étudiants de ladite université, l’existence d’un Club OHADA en Tunisie et ce, en présentant son fonctionnement, son objet, ses missions et l’intérêt qu’il y ait un tel Club en Tunisie. L’intervention de Monsieur YAOVI SOGA _ Fonctionnaire à la Banque Africaine de Développement, Auditeur et spécialiste de la comptabilité OHADA _ a été consacrée à la pratique du Système Comptable OHADA, les normes IFRS et le système comptable tunisien. Ainsi, Monsieur YAOVI SOGA a commencé par une présentation générale de l’Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises sises dans les Etats Parties au Traité relatif à l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. A cet effet, il a tour à tour présenté:
Ensuite, il a établi une brève comparaison axée sur les dispositifs comptables et juridiques entre le syscohada, le système comptable des entreprises appliqué en Tunisie et les normes IFRS. A la suite de l’intervention de Mr SOGA, l’enseignante de l’Université Centrale Dr Sonia MECHICHI a développé un thème intitulé : « La société anonyme unipersonnelle dans l’espace OHADA : une singularité juridique ? Analyse au regard du droit français et tunisien.». Elle a présenté tour à tour :
Dans son intervention, elle a insisté sur le fait que la société anonyme unipersonnelle constitue une singularité au regard du droit tunisien où ce dernier admet uniquement la société à responsabilité limitée unipersonnelle. En revanche, elle a souligné qu’une variante de la Société anonyme unipersonnelle a été introduite depuis le 12 juillet 1999 en droit français, il s’agit de la Société par action simplifiée unipersonnelle (SASU). En outre, elle a précisé que la S.A.U tel que prévu par l’Acte Uniforme OHADA est administrée par un administrateur général désigné par l’associé unique qui ne peut lui devenir administrateur. Tandis que dans la Société par action simplifiée unipersonnelle (SASU) l’associé peut être administrateur. Elle a enfin présenté les avantages de la SAU en termes de l’existence d’une simplification des prises de décisions et un gain en formalisme avec d’incontestables économies pour l’entreprise.
Enfin, Mr DIBANGUE GUY présenta la dernière intervention sur le thème: « Les spécificités du droit des sociétés OHADA ». Avant de présenter les particularités du droit des sociétés OHADA, il a évoqué les raisons d’un nouveau droit des sociétés en Afrique. Il axa ensuite son intervention sur les points suivants :
Il a insisté entre autre sur le fait que la réforme OHADA ouvre la possibilité de création des sociétés unipersonnelles (SAU, SARLU) et de mettre en place des groupements d’intérêt économique (GIE). Aussi, le relèvement du capital social minimum : il est désormais de 10 000 000 FCFA (environ 27 400 dinars tunisiens) pour la SA par exemple. Par ailleurs, il a insisté sur le renforcement du pouvoir de contrôle des associés et du commissaire aux comptes dans le fonctionnement des sociétés commerciales. Enfin, il a précisé que la réunion de toutes les parts entre les mains d’une seule personne ne constitue plus une cause de dissolution de plein droit. Après ces différentes interventions, une séance de questions-réponses a été organisée. Cette séance a permis aux différents invités et participants de poser des questions ciblées, diverses et variées, sur le droit communautaire OHADA notamment sur le fonctionnement des institutions de l’OHADA, l’importance de l’OHADA, et le fonctionnement de la SAU. Pour toute information, vous pouvez vous adresser : |
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