L’industrie de l’influence à l’ère de la globalisation et du digital
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L’industrie de l’influence à l’ère de la globalisation et du digital

Nous assistons aujourd’hui à une nouvelle donne de l’ère de l’Internet, caractérisée par l’hyperconnectivité et par les avalanches d’informations, accessibles au grand public appelées « Big data». Cette dernière est au cœur des changements économiques, sociaux et environnementaux qui menacent la survie des institutions et les poussent à l’hyper compétitivité, ou à la recherche de nouvelles formes de partenariat telles que les coopétitions.


Ainsi, le monde est transformé en un petit village où tout se produit à la vitesse de la lumière. Le monde parle de l’industrie 4.0, qui converge de la robotique et de l’impression en 3D. Nous entendons aussi parler de gouvernement 3.0, de tourisme 3.0, voir même de société 5.0, telle qu’au Japon, qui s’apprête à s’adapter à faire face au vieillissement de sa population, par la juxtaposition du monde réel au monde virtuel.


Facebook et les réseaux sociaux constituent également, une nouvelle composante de la société, qui bénéficie d’une place très importante et qui constitue une force d’influence extraordinaire, dont les professionnels du Lobbying manient avec beaucoup d’agilité et de ruse pour influencer l’opinion publique. On peut citer comme exemple, le cabinet Américain X, qui a utilisé le E-lobbying dans la manipulation des données personnelles sur fb pour faire triompher leur candidat, aux élections présidentielles de la plus grande nation de ce monde. Il a usé de la manipulation psychologique et a joué sur les sentiments des électeurs, en majorité aux profiles « conservateurs », par l’usage de slogans tels que « Build the wall !! », en vue d’assurer un meilleur positionnement de son candidat, sur le marché local.


A côté de la mondialisation économique du marché, la globalisation des biens et services s’est accompagnée par un mouvement de globalisation financière, initiée, au départ par le président US Reagan et le premier ministre Tatcher dans les années 80. Ce mouvement est caractérisé par une déréglementation et un décloisonnement en faveur des grandes puissances, grâce aux traités de libres échanges. En effet, ces derniers étaient écrits par les grandes multinationales, pour supprimer les intermédiations financières et faciliter les transferts de capitaux à l’échelle globale. Ainsi, par exemple, on peut estimer actuellement que le marché mondial financier est de l’ordre de trois cent mille milliards de dollars Américains, et que par ailleurs, les chinois sont ceux qui détiennent le plus de bons de trésor Américains, soit plus même que les américains eux mêmes. A noter que la banque centrale américaine est l’unique banque centrale qui soit privée. Trois principales familles en détiennent le pouvoir que sont les Rotshild, les Rockfeller et les Morgan. Ceci donne une idée sur l’hégémonie du Lobbying Juif essentiellement dans le domaine financier.

La famille des Rotshild constitue incontestablement l’une des familles ayant le pouvoir d’influence le plus important sur la sphère financière mondiale. Pour un petit retour d’histoire, leur ingéniosité les a mené à financer les deux belligérants de la guerre de Waterloo. Ils ont envoyé leurs agents secrets, un peu partout dans les grandes capitales, pour collecter les données, et pour s’informer en temps réel sur l’évolution de la bataille de Waterloo. Quand ils ont su que les français Napoléoniens allaient perdre la guerre, ils ont provoqué tout un mouvement de panique auprès de leurs agents traders, créée de toute pièce, qui a fait que tout le monde, en Angleterre, est allé échanger ses livres contre de l’or, provoquant ainsi une chute faramineuse de la livre. Juste après, une fois avoir su la prédominance des anglais, et par un simple signe discret émis par N. Rotshild à ses traders, ils se sont précipités pour racheter les actions, qui ont vu leurs prix flamber tout juste après que l’information ait devenue publique. C’est comme cela qu’ils ont multiplié leur fortune par vingt en l’espace de quelques heures, suite au triomphe du royaume Anglais sur la scène financière Européenne.


Tous ces changements à l’échelle mondiale, initiés en Occident, vont se répercuter sur les façons de penser, de produire, d’agir et de travailler, partout dans le reste du monde. D’ailleurs, beaucoup de multinationales implantées dans les pays en voie de développement tels que la Tunisie, risqueraient de partir car leur principale motivation pour délocaliser est la recherche de main d’œuvre à faible coût. Or avec l’industrie 4.0, tous les processus des chaines de valeurs deviendront digitalisés et robotisés, et beaucoup d’emplois se verront désuètes voir supprimés.


L’objectif du lobbying pour la Tunisie serait d’exporter l’image d’un pays ouvert, jeune et multiculturel, qui se bat pour la démocratie, en construisant sur ses acquis, notamment par rapport aux libertés de la femme. L’image à promouvoir en Occident serait également celle d’un pays qui soit constamment au diapason des nouvelles technologies dans les différents domaines stratégiques de l’économie. Ceci pourrait se faire en mettant en avant son capital humain, qui constitue sa principale force, regorgeant de compétences mondiales et en amorçant son processus de digitalisation, à tous les niveaux de l'administration.


Pour conclure, on peut dire que les professionnels du lobbying, dans le monde, ont compris la nécessité de maîtriser cette explosion technologique et ses nouveaux instruments pour être à l’affût de l’information et pour faire adopter à leurs clients, la stratégie adéquate en parfaite connaissance du contexte d’évolution, car il suffit qu’une donnée leur échappe ou ne leur parvienne pas au bon moment pour que toute la stratégie établie au client soit erronée, la situation deviendrait alors difficilement maitrisée et ne permettrait point d’atteindre les objectifs.


Imen Chahed